Des bus tueurs au Sénégal

2 décembre 2010

busrenaults53ful1433660409983.jpg

Des bus tueurs au Sénégal 

Ils viennent bien de la France, d’Italie, …de l’Europe, car à défaut d’être
modifié, on peut lire sur leurs flancs,  des inscriptions comme : » Transport Seine et Marne; Val de Marne; Transdev etc.

Au Sénégal c’est souvent des véhicules  de la marque « Renault», recyclés,  car étant de vieux modèles des années 80 et presque disparus des routes Françaises.

Des véhicules ayant fait le « full compteur », et déclarées inaptes à transporter des passagers en Europe.

Des bus douteux et réellement dangereux revendus sans scrupule dans certains pays Africains par on ne sait quel réseau.

Au Sénégal, ils constituent aujourd’hui les terreurs des routes. 

Avec des gares de départ sauvages,  entre l’axe Dakar-Pikine, sur les rebords des nouvelles routes et Autoroutes ou carrément dans des quartiers de la banlieue, comme « khourounar » pour aller vers Ziguinchor.

Des accidents mortels dont ils sont la cause sont relayés quotidiennement par la presse locale.

Ceci à cause du lot important de morts par collusion ou  dérapage par manque de maîtrise de ces véhicules

Un bilan  très sombre  pour ces bus d’une autre époque et dont le cortège de malheurs continu d’augmenter sans que les autorités étatiques n’y trouvent  mot à dire. Ce phénomène est récurrent au Sénégal

On se souvient bien du « Joola » qui fut la plus grosse catastrophe maritime au Monde et qui pourtant n’a pas servi de leçons en matière de sécurité.

La dangerosité  de ses bus relève de deux facteurs.

La première étant le manque de fiabilité de ces véhicules du faite de leur âge avancé et l’aggravation de leurs états par les routes en mauvaises états auSénégal. Ces routes finissent par achever les vieux organes mécaniques de ces véhicules de transport en commun souvent surchargés  de bagages.

Le second facteur est l’inaptitude des chauffeurs  locaux à conduire ces types de véhicule. En Europe, il ya des formations spécifiques dispensées pour ces types de véhicules.

Ce qui n’est pas le cas ici au Sénégal. L’inexpérience des conducteurs en plus de l’état déplorable de ces véhicules  continueront à faire des dégats sur les routes du Pays.

cAYor

Aéroport de Madrid, Expulsion Barbare d’un immigré Sénégalais

20 juin 2009

 Où sont nos diplomates ?  qu’en dit le ministère des Sénégalais de l’extérieur ? le Gouvernement ?

 

Image de prévisualisation YouTube

7 juin 2009

 Paru dans: Sud Quotidien

CONTRIBUTION :D es raisons d’espérer

Par Almamy Mamadou Wane 

Le Sénégal connaît les turbulences les plus fortes de son histoire telle une sourde tempête avant le bouquet final. Disons-le ! Le Wadisme comme machiavélisme pur et dur a fini de nous diviser. Aussi, il se hâtera à porter le coup de grâce à notre pays assailli de toute part par les tenants d’une politique ayant férocement trempé dans la médiocrité et le pharisaïsme. Si le Sénégal réel dans le cadre des assises nationales s’est retrouvé au chevet de notre démocratie, aujourd’hui dévoyée, c’est parce que la situation de notre pays est plus qu’alarmante. Mais où trouver la paix à l’heure des comptes ? Ce n’est pas pour un horizon lointain. Ceux qui croient qu’il faut s’aplatir pour brouter dans les pâturages d’un sopisme imprécateur se trompent et méconnaissent vraisemblablement les bégaiements de l’histoire. Ils seront tout aussi comptables des exactions de cette « violence d’Etat » que notre pays n’a jamais connu. Les tenants du pouvoir ne proposent plus rien, ils plastronnent à longueur d’antennes et de colonnes, ils nous tiennent en otage, ils font du bruit, beaucoup de bruit, pour rien et spéculent sur le sens du vent. De surcroît, certains d’entre eux sont ventriloques.

A propos du vent, la météo des âmes n’est pas bonne dans les chaumières et cela ils ne l’entendent pas, tant la montgolfière wadienne est devenue confortable. Du haut de celle-ci, dans leur suffisance paillarde, les fourmis que nous sommes censés incarner à leurs yeux semblent méprisables et résignées.

Comme s’il ne s’était rien passé le 22 mars dernier. Rideau. Paradoxalement, au moment où le système gabonais s’essouffle, après plus de quarante ans d’une intense activité familialo-politique, voilà que nous arpentons le chemin inverse alors que jamais le peuple sénégalais n’a été aussi conscient des enjeux qui traversent notre société.

Une fin de règne avec une bonne dose de népotisme et nous voilà partis pour une dangereuse impasse politique. Ni les instruments honteux telle que la révolution agricole (sic) petite sœur de la Goana morte née, ni les fêtes « foraines » des fous du roi ne changeront le sens du vent nouveau qui s’annonce.

L’échiquier politique est « squatté »par les derniers de la classe, champions de la concussion en tous genres et tout cela dans un flot de paroles futiles. Ce qui est remarquable, c’est que la crise que connaît le Sénégal est une affaire nationale et sa résolution ne pourra se faire sans les Sénégalais. Comme pour les assises nationales, aucune main étrangère ne viendra travestir le processus de rectification qui n’a jamais pu se faire convenablement depuis la crise de 1962.

Mais les Sénégalais sont d’accord pour revenir sur certains points de notre histoire. Une bonne lecture des résultats des assises en atteste. Les « apprentis Foccart »n’ont qu’à se tenir prêts. Il est question ici de la survie d’un peuple floué dans son histoire et dans ses aspirations au moment où le monde s’interroge sur les errements de spéculateurs grisés par une économie ultralibérale devenue folle. Ils nous vendront la corde pour les pendre comme disait l’autre. Allons-nous laisser à des prédateurs le soin de nous préparer un avenir qui sent le soufre ?

Le libéralisme sous nos cieux est d’une violence inouïe, il relève d’une inconscience et son mot d’ordre est : volons, menaçons, colportons, thésaurisons et maintenons en respect par des moyens inavouables un peuple pour lequel nous n’avons que mépris. Le « rêve sénégalais » à la sauce alternance, c’est de se retrouver au sommet de l’Etat sans jamais y avoir rêvé les yeux ouverts.

Si des hommes de religion qui se réclament de la puissance divine cautionnent le pitoyable sort réservé depuis neuf années au peuple sénégalais, alors Dieu sera contre eux. C’est une évidence. Les biens terrestres ont fini de détruire les derniers sanctuaires épargnés jusqu’ici par la cupidité et le mensonge. Défendre un projet destructeur qui a fait ses preuves en nombre de victimes, c’est refuser le message du Dieu unique.

Nul n’a le monopole de la vérité et ceux qui s’en rapprochent le plus n’ont pas besoin de jouer des coudes pour se faire entendre. Encore une fois « la vérité vous couvre de sa justice » comme le disait le philosophe Michel Serres. Il ne s’agit pas de laisser le temps au temps mais plutôt de le laisser faire son travail ce qui n’exclut pas que l’Homme fasse le sien parallèlement. C’est ce que les parties prenantes des assises nationales ont réussi en jugulant le temps affreusement corrosif du fait de la mauvaise gouvernance et une certaine capacité de mobilisation en vue de sonder les profondeurs de nos tourments nationaux.

La françafrique à travers son démembrement sénégalais ne pourra plus jamais nous imposer une conduite encore moins un homme ou une femme pour conduire les destinées de notre pays si fragile. Les temps ont changé et les fossoyeurs de la République les plus inattendus ont été identifiés en un peu moins d’une décennie. C’est comme si le Sénégal avait été soumis à un « tamis invisible ». Quel échec !

Ce qui compte au final, c’est le fait que les sénégalais une fois unis autour de leur histoire commune ne pourront plus jamais refaire la même chose en matière de travestissement de nos institutions et de dilapidation des biens publics. Les assises nationales ont tracé un sillon et les futurs dirigeants du Sénégal pourront s’en inspirer afin de façonner un destin acceptable à notre pays meurtri.

L’histoire retiendra qu’au moment, où, les forces vives de la nation rendaient le fruit de leurs travaux patriotiques, la « togolisation » du Sénégal prenait son envol. L’alternance s’est révélée être une imposture, car, nous avons élu démocratiquement un président de la République le 19 mars 2000 et ce « miracle » a accouché d’une monstruosité, dont la vice-présidence en est l’illustration la plus récente.

C’est pourquoi le retour du peuple sénégalais par le truchement des assises nationales restera dans les mémoires comme une étape historique dans le processus de restauration de la République.

Almamy Mamadou WANE

 

Suite Françafrique: Point de vue d’un rappeur

16 mai 2009

http://www.dailymotion.com/videox5e4h7

Almamy M. Wane invité de 3a_télésud

15 mai 2009

http://www.dailymotion.com/videox9al5c

Cayor’partage

 

Votre nom : (oblig.)
Votre email : (oblig.)
Site Web :
Sujet :
Message :
Vous mettre en copie (CC)
 

Thomas Sankara parlant avec les mots vrais

15 mai 2009

Paru dans :

lemondefrpet.gif 

Thomas Sankara, ancien président du Burkina Faso, au sommet de l’Organisation de Unité Africaine (OUA), à Addis-Abeba le 29 juillet 1987, parlait de la dette des Etats Africains, avec des mots jusque-là rarement entendus. Le 15 octobre de la même année, il est assassiné par un commando dirigé par son frére de lait, Blaise Compaodré, toujours à la tête du pays. Lors de ce discours, Thomas Sankara évoquait sa propre mort violente.

 http://www.dailymotion.com/videox17idb

 

Votre nom : (oblig.)
Votre email : (oblig.)
Site Web :
Sujet :
Message :
Vous mettre en copie (CC)
 

15 mai 2009

L’association Survie explique le concept de Françafrique

Paru dans:

lemondefrpet1.gif 

 L’association Survie explique le concept de Françafrique : un demi-siècle de relations incestueuses, patrimoniales, fusionnelles, dangereuses et violentes entre les différents présidents et gouvernements français et leurs homologues africains, généralement appartenant aux anciennes colonies françaises, le fameux “pré carré”. Plusieurs volets illustrent cette Françafrique. La vidéo suivante démarre automatiquement après la fin de la précédente.

http://www.dailymotion.com/videox1r2xy

 

Votre nom : (oblig.)
Votre email : (oblig.)
Site Web :
Sujet :
Message :
Vous mettre en copie (CC)
 

http://www.dailymotion.com/videox1r43n

14 mai 2009

Paru dans:walfadj.jpg

De: Ababacar Fall Barros

[ Opinion ] Mais pourquoi devrait-on attendre jusqu’en 2012 ?

Il n’est pas trop fort, à notre avis, de dire que la situation que traverse notre pays, le Sénégal, n’a pas son pareil dans son histoire politique et économique. Tous les Sénégalais clairvoyants sont arrivés à cette conclusion qui est que nous avons atteint les sommets de tout ce qui est abject, vil en matière de pratique politique et sociale. Tant au niveau de l’Etat qu’au niveau des rapports sociaux. Certains de nos compatriotes analystes parlent souvent, en rapport avec cette situation, de gens, d’hommes d’Etat ‘incompétents’ qui nous gouvernent. Non ! Il ne s’agit pas de cela chers amis ! Ne soyons pas si tendres avec cette espèce. Nous avons affaire à une faune de malfaiteurs, ni plus ni moins. Car un patriote peut être incompétent et animé de bonnes intentions pour accomplir la tâche à lui, assignée.

Qui parlait de ‘grands bandits’. Sinon ce grand acteur du jeu politique (au sens propre et figuré), qui aspire à devenir le 4e président de la République. Pardi ! Que l’on en soit conscient ou non, nous avons en face des gens qui ont fini de ruiner tout ce qu’il y a eu de meilleur à tirer de ce patrimoine historique immatériel, légué par Montesquieu et les idéaux de la révolution française de 1789, par rapport à de démocratie, la séparation des pouvoirs. Si un président de la République se permet en s’adressant à la télévision nationale, un jour béni de la Korité, fêté par l’écrasante majorité de son peuple pour dire (au sujet d’une affaire aussi scabreuse que le scandale financier de l’affaire des chantiers de Thies) : ‘Dëma lééna nax’ (je les ai roulés), exhibant un document, le ‘Protocole de Rëbëss’, (faux ou non), subtilisé à l’insu de ‘négociateurs’ venus le voir pour une ‘affaire de sous’, que nous reste-t-il de nos valeurs républicaines ? Que dire de cet historique ‘Xaccal ma jaayal la ko’ (dénonce la vente, je te trouve un acquéreur) de son ministre des Finances, qui cherchait à ‘aider’ un haut fonctionnaire atypique (qui travaillait au noir à un grand hôpital étant ‘petit’ fonctionnaire ‘gagne petit’), coordonnatrice des Inspecteurs d’Etat, qui a eu à le dénoncer, par la suite, dans le cadre du même dossier des chantiers de Thiès, bouclé par un tour de passe-passe juridique avec un non-lieu, ces derniers temps.

On peut dès lors, au regard de cet état d’esprit, se faire une idée du comment sont managés les dossiers politiques, économiques et administratifs de notre pays, entre les mains de gens déconnectés des préoccupations du peuple. En tout cas, les Sénégalaises et Sénégalais avertis ne s’étonnent guère de ce qui se déroule sous nos yeux à la faveur des scènes de ce remaniement théâtral. Par conséquent, devant ces scènes bouffonesques quasiment, de tous les jours, peut-on continuer d’accepter de se laisser humilier par ces discours démagogiques sur les ‘valeurs républicaines’ et autre ‘exceptions sénégalaises’ ? Malheureusement, des Sénégalaises et Sénégalais friands de tels slogans creux, les uns les autres, l’acceptent. L’illustration, c’est cette trouvaille, pour brouiller les repères, consistant à politiser de façon abjecte, ignoble les obsèques. Cela, comme on l’a vu, lors du décès de l’épouse du ‘fils du Buur’ (Roi) du Sénégal. Presque tout le monde a éprouvé le besoin d’aller présenter ses condoléances à quelqu’un qui n’a pas du reste cette pratique, cette tradition dans son agenda. Ensuite, à qui (parmi ceux qui se bousculaient pour se faire voir), il (le fils) a présenté ses ‘condoléances médiatisées’ lors du décès d’un proche parent, depuis qu’il est au Sénégal ? De l’autre côté, voit-on toujours, ces Messieurs, ‘parents’ d’un jour du fils du roi, aller présenter leurs condoléance à leurs proches, frappés par un deuil ? Même des patrons de presse (les sentinelles) se sont laissés piégés avant d’être tournés naïvement en bourrique, par quelqu’un (Wade) qui a une haine viscérale tenace, contre cette institution qu’est la presse. Un maître du jeu foncièrement antidémocrate !

A y regarder de près, le problème du Sénégal n’est pas tellement, quant au fond, Wade, mais la faillite des ‘90 %’ de cette ‘élite au pouvoir’, prise globalement, qui proclame et se dispute à tout vent un patriotisme débridé. Donc, ici, c’est l’élite politique, syndicale, intellectuelle, religieuse, économique, médiatique et artistique etc, dont il s’agit. La connaissance étant une composante de la catégorie ‘pouvoir’, pour nous, ‘l’élite au pouvoir’ veut dire les femmes et les hommes qui, de par leur connaissance et leur station dans la société, ont la faculté de se prononcer sur les problèmes vitaux d’intérêt national. Contrairement aux populations qui n’ont pas le temps et les moyens, pour ce faire et se faire entendre.

Aujourd’hui, la transhumance politique est érigée ‘en valeur républicaine’ et ne fait plus rien à personne. Elle est même en voie d’être théorisée et consolidée par des ‘Sg’ et autre ‘Sg/A’, en faillite, d’un parti ‘Xott’ (coquille vide), moribond ‘0,02 %’. Le syndicalisme, le journalisme alimentaire est aussi en passe d’être une ‘part de marché’ à gagner. Un syndicaliste Pca est-il véritablement à sa place ? Le patronat et toute sa composante, face à la déconfiture de notre économie, ne devrait-il pas taper plus fort sur la table et se faire respecter, au lieu de se contenter de réunions interminables et de communiqués sur le ‘patriotisme économiques’ qui cache un manque de volonté d’aller à l’assaut. Récemment, en France, des professeurs de médecine ont marché pour dire non, face aux périls qui menacent leur pays.

Parlant de patriotisme, un dignitaire religieux ne devrait-il pas s’indigner devant la domination étrangère, le tripatouillage de notre constitution lourd de danger ou de la libération d’un criminel, au même titre qu’un fidèle qui pêche ? Nous pensons qu’en ce moment, l’exemple d’un comportement patriotique d’un marabout, d’un chef religieux est à rechercher du côté de Fass bâtiments et Guéjavaaw, pour ne citer que ces endroits du Sénégal. Ceux qui font référence abondamment à nos figures religieuses sénégalaises historiques, sont la plupart des ‘politiciens-affairistes’ démagogues, qui commercialisent honteusement l’aura et les œuvres de nos saints hommes, à leur propre compte. Heureusement que des talibés et autres guides religieux inconnus, parce que confinés à l’ombre dans leur milieu, ou prisonniers de leur ‘kersa’ (pudeur), font la part des choses et refusent de se laisser manipuler, tout en veillant au ‘grain démocratique’ lorsqu’il s’agit de prendre leurs responsabilités politiques, le moment venu. Nous sommes bien placés pour le souligner, car nous comptons beaucoup d’amis en ces contrées que sont Dara Kosso, Touba, Darou Mousty, Tivaouane et Ndiassane.

Aujourd’hui, l’élite sénégalaise, devant les périls, ne devrait-elle pas se lever comme un seul homme pour barrer la route aux fossoyeurs de la république et leurs souteneurs et défendre son patrimoine matériel et immatériel en déperdition, à tout point de vue ? Cela, à l’exemple de respectables sénégalais qui ont tout donné à leur pays, hier comme aujourd’hui. A l’exemple du comportement de cet énigmatique compatriote, député, pourtant membre de la mouvance présidentielle, l’universitaire Penda Mbow et autres, au sujet d’un projet politicien bidon, qu’est l’institution de la vice-présidence de la République.

Dire non au mensonge, à la filouterie, refuser d’être corrompu et défendre son peuple en toute circonstance, sans calcul, ni arrière-pensée, c’est ça le devoir d’un intellectuel, d’une élite patriotique. Se lever comme un seul homme pour mettre un garrot sur l’hémorragie politique (les manipulations de notre constitution, lois ou règlements), économique (le saccage des sociétés publiques ou privées). Nous croyons qu’il ne sert à rien de se fendre d’analyses à travers les radios, à propos des stratégies d’intronisation du fils du ‘Buur’ (Roi). Des analyses qu’utilise souvent ce Roi qui n’est pas à la hauteur. Le mieux serait de cogiter prospectivement, plutôt, sur une stratégie populaire apte à casser toutes les stratégies de ruine nationale et le mettre hors d’état de nuire. Les Sénégalais qui ont agi le 22 mars 2009, analysent mieux que quiconque. ‘Le temps n’est plus à la pieuse dénonciation de la détérioration des termes de l’échange. Les masses africaines qui en souffrent, la connaissent bien, même si pour l’instant, elles sont empêchées de le dire’, disait Nougbonowé.

Autrement dit, comment unir les syndicats, les partis politiques, les associations de quartiers, les ouvriers, les marchands ambulants, les pêcheurs-pasteurs-paysans, les femmes au foyer, les élèves et étudiants pour constituer un Front républicain de salut, afin de barrer la route aux malfaiteurs de tout acabit, avant de les débarquer ici et maintenant sans attendre 2012, et organiser les Etats généraux populaires de reconstruction nationale.

Certains Sénégalais avaient des réserves sur les ‘Assises nationales’ du fait d’absence de perspectives de combat contre le régime, s’il s’entêtait à ne pas entendre les directives du peuple. En tout cas, les 10 % des ‘patriotes conséquents’ sont interpellés, s’ils n’entendent se dérober de leur mission historique. L’opposition qui cristallise en ce moment les espoirs de beaucoup de Sénégalais, depuis le 22 mars 2009, devrait faire preuve de dépassement et de désintéressement (après ce qui s’est passé lors des montages des bureaux des collectivités locales), pour hisser le drapeau de l’unité populaire au mat des intérêts supérieurs du pays, afin de rallier toutes les forces vives au combat vital pour le salut national.

Attendre 2012, c’est ne pas être conscient des dangers qui guettent le pays où s’organise déjà la ‘ronde des hyènes’ autour des niches carnassières économiques juteuses. Sous ce rapport, nos amis de la Sonatel ne devraient pas se méprendre par rapport à leurs ennemis. L’Etat doit être mis devant ses responsabilités qui lui incombent. Notamment la défense de la souveraineté sur nos ressources. La rétrocession des actions de l’Etat, malgré l’état de sa trésorerie, ne devrait plus être à l’ordre du jour tant il est vrai que le domaine public doit être inaliénable. Il ne reviendrait à l’esprit d’aucune mère de famille, même criblée de dettes, de vendre sa marmite qui lui sert à préparer à manger. Une chose qui reste à souligner est le fait que, rétrocéder les actions de l’Etat aux nationaux, n’éloigne pas la Sonatel du danger. Car ceux-là pourraient les refiler dès le lendemain, à France Télécom.

Au regard de tout ce qui précède, attendre l’échéance hypothétique de 2012, c’est comme qui dirait attendre les pompiers ou les policiers, lorsque des domiciles prennent feu ou que des malfaiteurs passent à l’action, sans tenter quoi que ce soit, pour limiter les dégâts. Attendre 2012, suppose un Etat qui fonctionnement normalement et régulièrement. Un Etat animé par des hommes et des femmes d’Etat à la hauteur et respectueux de la constitution, des lois et des règlements de la République. Ce qui n’est pas le cas de nos jours au Sénégal. L’actualité le démontre à volonté, avec la formation du nouveau gouvernement.

Attendre 2012, c’est continuer d’accepter la déstructuration de notre économie et, par voie de conséquence, celle des systèmes : agricole, éducatif, sanitaire de notre pays. Attendre 2012, c’est admettre la perpétuation du chômage, la prorogation de la souffrance des couches les plus vulnérables de notre peuple : les femmes et les enfants. Attendre 2012, c’est rester indifférent devant l’assassinat indirect de centaines, voire de milliers de jeunes (les bras valides de notre société), dans les Océans avec la complicité des gouvernements d’Afrique, d’Occident et des multinationales qui sont à la base de l’exploitation et de l’appauvrissement des pays du Sud.

Dakar, le 10 mai 2009 Ababacar FALL-Barros

 

Votre nom : (oblig.)
Votre email : (oblig.)
Site Web :
Sujet :
Message :
Vous mettre en copie (CC)
 

9 mai 2009

J’ai Lu

mmoiredeporcpic.jpg
Mémoires de porc-épic
d’Alain Mabanckou

Les « Deeums », voilà ce qu’on dit chez nous, car ce roman mystique parle des mangeurs d’hommes, des mangeurs de chair humaine.
Des créatures humaines normalement constituées se régalant d’humains en chair et en os.

Entendons nous bien nous ne parlons pas de bêtes sauvages, mais bien d’hommes parmi les hommes qui mangent des hommes.

Brrr, des frissons, les cheveux qui se dressent sur la tête, des sueurs froides.

Bon évidemment ce n’est pas la marmite entrain de bouillir avec des épices et un homme ou une femme mijotant là-dans. Parce que là on en vient aux cannibales. Ceux-là c’était par gout à la chair humaine qui faisait partie de leur nourriture en général comme l’était le mouton ou le bœuf, le poulet.

Pourquoi je parle au passé ? Peut être qu’il en existe encore. Il parait qu’au Japon et en Chine… Bon c’est pour rire.
Peut- on d’ailleurs parler de ces choses ? N’est ce pas dangereux ?
Au village, nous avions des gris-gris et ont se lavaient avec du « Safara » pour nous en conjurer.

En ville aussi eh !!

Et en France ? Les africains vivants ici ? Oui nous avons des gris-gris bien attachés autour des reins et nous nous aspergeons souvent de Safara (l’eau bénite) pour nous protéger de ces créatures méchantes et dangereuses. Nos ancêtres portaient un poids de gris beaucoup plus lourd que leur personne pour se protéger de ces maudites créatures. Ah! les temps ont bien changés. Nous devenons de moins en moins vigilants.

Je parie qu’à Paris et partout ailleurs en France, nous nous en méfions encore. Car il parait qu’ils sont plus rapides que le supersonique « concorde », et peuvent faire un aller- retour Birkkilane-Paris et Paris-birkkilane en une nuit. Venir faire leurs provisions et repartir.

J’ai souvent entendu dire que dans le métro Parisien, en faisant un tout petit peu attention, on peut les apercevoir. Mais souvent c’est sous la forme de très belles femmes blanches.

Mais alors surtout gare à ceux qui oublient leurs gris-gris à la maison.

Tient Il y a aussi des versets coraniques tels que « Ayatul Kourcy ; Nass; falack » avant de sortir de chez soi. Un homme averti en vaut deux.

Nous les Africains nous y croyons dure comme pot de fer. Et rare ceux qui n’y croient pas (les imprudents. Leurs mamans n’ont pas trop insistées.

Nous les imaginons capables de voler, de se rendre invisibles et de sortir à l’entrée de la nuit  » Timiss », le crépuscule si je ne me trompe pas (je connaissais une boîte de nuit qui s’appelais « Timiss » à Paris, j’y mettais jamais les pieds, je ne suis pas fou à ce point) et aussi au beau milieu de la nuit.

Moi j’y crois en tout cas. Libre à vous de ne pas y croire.

Mais dans d’autres lieux comme en Afrique du Sud on parle de sorciers ou de sorcières. Et dés fois il y a des chasses organisées, des battus. Et gare aux individus surtout vilains, patibulaires, un peu louches

Revenons au livre. D’abord, il y en a un parmi tant d’autres. Je veux dire ces individus humains qui ne se contentent pas de la viande de mouton ou de bœuf ou de poulet. Il fait ses méfaits par l’intermédiaire de son animal totem. Ici c’est un porc épic avec ses piques mortelles qui surprend la proie dans son sommeil dans sa case.

Mais au faite contrairement à ce qu’on pourrait croire, ce n’est pas le commanditaire du meurtre qui se gave, mais son second, son double qui vit auprès de lui. Ce double qu’il est le seul avec son totem à pouvoir apercevoir. C’est sa réplique à lui sauf que celui-ci n’a pas de bouche. Ce dernier réclame des morts car c’est sa nourriture. Bon je n’ai pas compris comment il se nourrit de ses cadavres, car il n’a pas de bouche. Peut être par son esprit.

Tiens il serait intéressant d’écrire à Alain pour avoir des éclaircissements.

Je ne vais pas tout vous raconter, mais je vous conseille ce livre et vous invite à être plus vigilants à l’avenir.

CAyOROCAmBOLEsQUE

9 mai 2009

logoassise2.jpg

Les assises Nationales: Se sont-ils assis dessus: Le pourquoi de cet article.

Il y a eu beaucoup de réactions à cet article. Des réactions très diverses, qui vont de l’approbation autant sur l’opportunité et l’urgence de tirer la sonnette d’alarme face à ce retard constaté sur la restitution des conclusions des Assises nationales, que des mises en garde sur une éventuelle dispersion des troupes sur l’essence même de ce qui nous a réunis durant six mois, au delà d’être tout simplement des Sénégalais. C’est à dire les assises Nationales.

Peut être que tout ce monde a raison. Mais il faut dire que chacun de nous ne peut que conserver sa propre vision des événements. Et cette vision est souvent liée au côté où on se place autour de ces assises Nationales.

Ce recul est bien nécessaire pour chacun de nous, face à ce que l’on pourrait nommer une vraie première au Sénégal et que sont ces Assises Nationales.

Ces assises ont certes le mérite d’avoir réunis tous les Sénégalais autour d’un projet commun. Tout ce que le Sénégal comporte de bonnes volonté et de forces vives a répondu présent, même au delà des frontières du Pays. D’abord l’opposition réuni autour du Front « beeno siggil Sénégal », la société civile, les syndicats, le patronat, le paysan, le pêcheur, l’éleveur, le marabout, le citoyen lambda, la Diaspora et j’en passe.

En ce qui concerne cette dernière frange, et comme j’ai tenu à le relater dans l’article précédent, nous avons assisté à un engouement sans précédent. La surprise était de taille il faut le dire. Ici en France nous avons pu constater des dimensions inconnues et jamais soupçonnées sur les Sénégalais vivants loin de leur patrie. La disponibilité, l’attachement, le patriotisme, et cette volonté commune de sortir leur pays de l’insoutenable pauvreté. L’émotion pure et la fierté d’appartenir à une Nation.

Une surprise aussi en ce qui concerne le talent et la compétence. D’abord une capacité de diagnostiquer de manière claire et précise la situation du pays, et ensuite brasser des idées et à la fin donner des réponses convaincantes qu’en à une réelle possibilité de sortir le Sénégal de l’obscurité dans lequel il baigne depuis les indépendances.

Certes, nous qui vivons ici loin des réalités du pays (mais avec le pays dans nos cœurs), nous resterons toujours des incompris.
D’ailleurs là-bas au pays de nos ancêtres, nous sommes encore pris pour des rêveurs, des « Toubabs » à qui la réalité locale échappe vraiment.

Ce qui est faux en soi. Nous avons tout simplement plus de recul. Pourquoi ?
Parce-que nous assistons tous les jours, là où nous sommes en Europe, aux USA, au Canada, en Chine et partout ailleurs à des choses qui marchent. Des projets qui naissent et marchent

Et aussi Pourquoi ?

Parce que dans tous ces endroits, des individus se sont mis en ordre de bataille, et dans la discipline, pour placer leur Nation en bonne position dans ce nouveau concert des Nations nommée Mondialisation. C’est ainsi, et nulle Nation n’en échappera à cette dernière.

D’abord que cherchent t-ils ces individus ? Assurer leur bien-être ; le respect de soi et de leur peuple ; et aussi préparer dans de bonnes conditions leurs générations futures.
Tous ces éléments nommés sont loin d’être les préoccupations de nos chers dirigeants. Nous le savons bien, car c’est flagrant.

Pour dire que ce qui m’a poussé à écrire cet article, c’est d’abord un esprit critique (sans aucune prétention). Ceci ne voulant pas dire forcement qu’au Sénégal des individus responsables n’en ont pas autant. Mais ici nous signalons plus facilement ce qui nous paraît être des dysfonctionnements. Et surtout essayer de dégager les responsabilités et les causes. Ceci s’explique par l’expérience que nous avons acquise loin du Sénégal, nous la Diaspora c’est-à-dire, que tout un chacun est tenu responsable du travail qui lui est confier et devrait rendre des comptes en cas de dysfonctionnements ou de travail mal exécuté.

Certains me diront que c’est bien un comportement bien à l’Occidental et que nous parlons tout de même du Sénégal. Mais je répondrais que c’est malheureusement, ce que nous nous sommes habitués maintenant, nous qui vivons ici. Et il va falloir nous comprendre et nous prendre ainsi.

Tout membre de la Diaspora a forcément intégré cet état d’esprit, et bon gré mal gré. C’est comme ça. On peut si l’on veut nous le reprocher, mais c’est ainsi. Nous n’en changerons plus. Et j’ajoute que nous avons d’abord soufferts avant d’en arriver là. Et nous devons reconnaitre aussi que c’est un très bon moyen pour aller de l’avant.

Dans une dynamique tout ceux qui s’y engagent doivent avancer au même rythme et aussi rendre des comptes sur leur travail surtout quand il y a des dysfonctionnements constatés.

Viens maintenant ce qu’on nous a habitué depuis de nombreuses années en Afrique et plus particulièrement au Sénégal. L’irresponsabilité, le manque de rigueur et je parlerai même l’antipatriotisme animant beaucoup de nos dirigeants. C’est le lot quotidien.

Et c’est vrai que c’est des éléments qui en premiers nous affectent , nous ici, nous rend malades et nous irritent profondément. Nous crèvent le cœur. Des choses qui ne doivent pas arriver dans une Nation normalement constituée et qui se réclame comme telle.

Nous avons souvent cet impression, ce sentiment, que nous ne pouvons rien faire et que des individus mal intentionnés et avides d’argents peuvent à l’infini continuer et dans l’impunité à faire ce qu’ils veulent de nos Nations.

Peut être faudrait-il mieux revenir sur le sujet des assises.

Qui de nous pense aujourd’hui qu’il n’exite pas des dysfonctionnements graves dans ces assises ? Je ne me prends pas pour un divin, mais je crois bien que nous ne sommes pas très nombreux à penser que tout va bien.

Mes critiques vont d’abord à l’encontre des chefs de parti. Ceux là même qui pensent diriger le pays un jour.
Comment n’arrivent-ils pas à comprendre que ces assises c’étaient avant tout un combat et que de sa limpidité et de sa continuité sans faille dépendait leur signe d’engagement dans une volonté de changer, de rompre avec l’incompétence et l’immaturité dont ils ont toujours fait preuve.

Nous Sénégalais cela fait cinquante ans qu’ont à cette impression. Une incapacité d’ailleurs flagrante. Et plus on avance et plus c’est catastrophique Toujours à donner des explications farfelues qui ne convainquent personne. Des grands enfants qui même en s’enrichissant ne sont pas capables d’alléger la souffrance des populations. Ces dernières nagent dans le désespoir. Le désœuvrement.

Ô Seigneur sauve nous.

Nous sommes aujourd’hui très mécontents de ces comportements et nous n’aimons plus entendre des phases du type ««il y a telle ou telle chose qui fait que nous sommes dans l’impossibilité ou l’incapacité de.. »
Mais plutôt pour une fois «Ça marche et tout avance bien.» Et que ce soit une réalité.
Et c’est franchement légitime et ce n’est pas trop demander au bout de cinquante années.

Ô Seigneur préserve nous

Parce-que cela ne peut être notre salut. Il faut une fin aux balivernes, aux d’excuses et en finir. Nous ne pouvons plus nous permettre, car nous sommes en danger.

L’Afrique n’existe encore que parce-que il y a encore des hommes et des femmes qui y vivent. Sinon dans le concert des Nations nous ne sommes même pas dans la file de ceux qui ont pris le départ.

Les assises sont bien mortes

Les assises Nationales, là-bas au Sénégal, si les responsables avaient fait correctement leur travail, ont ne seraient pas aujourd’hui à ce stade, à nous poser des questions. Tout individu sensé sait pertinemment que la force et la portée de ces assises sont aujourd’hui mortes. Ce travail c’était de l’urgence, oui, une fois entamé.

Et je finirais par dire, étant moins nombreux, s’ils nous avaient chargé de faire le travail, même n’étant pas sur place là bas au Sénégal, nous aurions fait mieux et bouclé depuis longtemps.

C’est une phrase dans la colère et je m’en excuse.

Cayor